Peut-on installer un monte-escalier dans tous les escaliers ?

L’installation d’un monte-escalier est toujours précédée d’une étude de faisabilité réalisée par un technicien mandaté par un fabricant ou un revendeur de ce type de matériel. Ce n’est qu’après avoir étudié toutes les contraintes techniques liées à la configuration de votre escalier que ce professionnel pourra vous proposer l’équipement le plus adapté à votre logement. Mais parfois l’installation d’une monte-escalier est impossible…

Installation d’un monte-escalier : importance de l’évaluation des contraintes techniques

Le fonctionnement d’un monte-escalier électrique est relativement simple : le siège monte et descend le long d’un rail fixé généralement sur les marches. Mais pour pouvoir fonctionner en toute sécurité, le monte-escalier doit être parfaitement adapté aux spécificités de votre escalier.

Le technicien qui réalise l’étude de faisabilité doit tenir compte de toutes les contraintes relatives à l’aménagement de votre escalier et autour de celui-ci :

  • Le type d’escalier :
    • L’escalier droit. Il est linéaire avec des marches de hauteur identique, sans changement de pente ni de palier. Le monte-escalier droit est généralement le plus simple à installer.

    • L’escalier tournant. Il présente une ou des courbes : ¼ tournant avec un angle à 90°, 2/4 ou ¾ tournant, ½ tournant avec 2 volées en angles à 180°. Il peut présenter un ou plusieurs paliers.

    • L’escalier hélicoïdal. Les marches s’enroulent autour d’un pilier central.

  • La longueur et la largeur de l’escalier.
  • Les marches de l’escalier : leur nombre, leur hauteur et leur largeur.
  • L’angle d’inclinaison de l’escalier.
  • L’environnement en haut et en bas de l’escalier : l’espace en bas et en haut de l’escalier doit être dégagé pour pouvoir garer le fauteuil lorsqu’il n’est pas utilisé et permettre l’utilisation à pied de l’escalier.

Comment prendre les mesures d’un escalier ?

La prise de mesure est importante car c’est de sa précision que dépend la fabrication sur-mesure du rail.

Lorsqu’il s’agit d’un escalier droit, la prise de cotes est simple. Le technicien va mesurer la longueur et la largeur de l’escalier. Il va également mesurer les marches, vérifier qu’elles soient identiques et qu’elles pourront supporter l’installation du rail. Parfois, il vaut mieux fixer le rail directement sur le mur.

Il va également vérifier que le profil de la pente est identique tout le long de l’escalier.

Pour un escalier tournant ou hélicoïdal, la prise de cotes est plus compliquée car il faut en plus des mesures précédentes prendre en compte les angles des tournants, le rail devant épouser au plus près les courbes de l’escalier.

Quelle largeur minimum d’escalier pour installer un monte-escalier ?

Pour pouvoir fonctionner correctement et pour que la personne assise sur le siège soit à l’aise et en toute sécurité, l’installation d’un monte-escalier demande une largeur minimale de l’escalier :

  • Pour un escalier droit au minimum entre 63 et 69 cm.
  • Pour un escalier tournant au minimum entre 70 et 75 cm.
  • Pour un escalier hélicoïdal au minimum 70 cm entre l’axe et la rampe.

Lorsque la largeur est au plus juste, certains aménagements sont néanmoins possibles pour gagner de précieux centimètres :

  • Le retrait d’une main courante ou de moulures décoratives.
  • La pose d’un rail ultrafin.
  • L’installation d’un siège pivotant qui se déplace en biais et non pas perpendiculairement au rail.

Si l’escalier fait moins de 63 cm de largeur, il est quasiment impossible d’installer un monte-escalier… Mieux vaut alors vous tourner vers un mini-ascenseur.

Quelles astuces pour installer un monte-escalier dans un petit logement ?

Les monte-escaliers deviennent de plus en plus ergonomiques et de moins en moins encombrants. Ils trouvent leur place presque partout et savent se faire discrets :

  • Le rail rétractable ou relevable. Il est intéressant lorsqu’une porte donne directement sur le bas ou le haut de l’escalier. Le bout du rail se relève dégageant la place. La manœuvre peut se faire manuellement ou être automatisée.
  • Le retour du rail à 90 ou 180° ou parking. Le rail est prolongé par un retour sur lequel le fauteuil vient automatiquement se positionner. L’escalier est totalement libre pour une utilisation à pied.
  • Le parking haut ou bas. Toujours grâce au retour, le fauteuil se gare soit en haut soit en bas de l’escalier libérant l’espace.
  • Le fauteuil relevable. Lorsque le fauteuil est replié, son encombrement n’est plus que de 30 à 35 cm de large.
  • Le rail ultrafin. Il est à la fois robuste et peu encombrant. Sa finesse lui permet d’épouser les courbes de l’escalier au plus près du mur.
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