Bricolage, les dangers de la hauteur…

Il est difficile de définir avec une quasi-certitude ce que c’est que le travail en hauteur. Pourtant, c’est à l’employeur qu’il revient de déterminer qu’un risque de chute existe. Cela doit se faire par le truchement d’une évaluation des risques présents sur le lieu de travail. Quels sont donc les dangers du travail en hauteur ? Et comment s’en prémunir ?

À quels risques s’exposent les personnes qui travaillent en hauteur ?

Le risque de chute est la principale menace à laquelle sont exposés les travailleurs en hauteur. Le Code du travail en son article L4121-1 et suivants énonce les principes qui sous-tendent le traitement et la prévention du risque de chute. L’une des responsabilités de l’employeur ou du chef chantier consiste à mettre en place les protocoles à respecter sur le lieu de travail. Cette démarche tourne autour de quatre axes prioritaires à savoir :

-          L’évaluation des risques non évitables,

-          Le traitement des causes et non des conséquences des risques,

-          Le contrôle du respect et de l’application des mesures de protection collective,

-          La sensibilisation des travailleurs sur les dangers liés au travail en hauteur.

Parmi les dispositions pouvant constituer des risques sur le lieu de travail, il y a une panoplie d’installations. La première catégorie, ce sont les plateformes en surélévation, les passerelles, les moyens d’accès et les planchers en encorbellement. Les puits, les cuves, les réservoirs, les bassins et les trappes sont d’autres ouvrages dont l’édification comporte des risques de chute.

Il en est de même des toits faits en matériaux fragiles, des parties vitrées, des ouvrants en toiture ou en élévation. Dans un cas comme dans l’autre, l’employeur doit prendre les mesures nécessaires pour restreindre le passage. Il peut également signaler la présence du risque en utilisant une signalisation adaptée.

Les équipements de protection permettant de limiter les risques de chute

Divers équipements de protection permettent de sécuriser les travailleurs en hauteur. On peut citer pêle-mêle, le harnais de sécurité, le point d’ancrage, la longe antichute, les systèmes de retenue, etc.

Le point d’ancrage est le lieu de fixation d’un dispositif antichute. Quel que soit le matériau utilisé pour sa fabrication, le point d’ancrage doit être sûr et très résistant. L’évaluation de sa capacité doit se faire suivant la norme NF EN 795. En outre, il est impératif qu’une personne compétente puisse apprécier la résistance du support de fixation du point d’ancrage. Cette vérification doit se faire avant chaque utilisation des équipements anti-chute.

Le harnais de sécurité est un dispositif de préhension du corps. Son utilisation revêt un caractère obligatoire dans un système d’arrêt des chutes. Les boucles, les sangles et de nombreux autres éléments le composent. Ces différents éléments permettent de bien ajuster le harnais sur le corps de l’utilisateur. De cette façon, ce dernier est maintenu en équilibre. La conformité des sangles est régie par la norme NF EN 361.

Une longe est un équipement de sécurité dont le but est de maintenir l’utilisateur attaché. La longe permet d’empêcher la survenue d’une chute pendant le travail en hauteur. Un mousqueton en acier, un crochet et une corde en nylon en sont les éléments constitutifs. Ce dispositif, d’une grande solidité, est complété par des attaches. Ces équipements subissent des tests réguliers en vertu de la norme NF EN 361.

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Quelles sont les dispositions à prendre pour limiter les risques de chute en hauteur ?

Cela va sans dire, le travail en hauteur comporte une multitude de risques. Les chiffres révèlent que les chutes en hauteur occupent la deuxième place au classement des accidents de travail. C’est également l’une des plus grandes causes de létalité après les accidents de la route. Que l’on soit sur une charpente, une toiture, un pylône, une zone en surélévation ou un échafaudage, il est possible qu’une chute de hauteur survienne.

L’une des missions d’un chef de chantier est l’identification des postes de travail à risque, quand bien même ces derniers ne concernent que l’entretien. La prévention des risques de chute doit par conséquent s’inscrire dans une démarche pérenne. Sa mise en place doit se faire depuis la phase de conception d’un équipement ou d’un ouvrage. Cela implique d’analyser les postes de travail ainsi que le mode opératoire pendant la phase d’installation et, plus tard, la maintenance.

En ce qui concerne le BTP, la mise en place d’un protocole de sécurité permet d’éviter les accidents dus aux chutes de hauteur pendant les travaux. Pour ce faire, les zones à risque doivent être signalées et leur accès restreint. Les ouvertures donnant sur le vide : galerie, puits, planchers provisoires doivent être protégés. Enfin, la mise en place des garde-corps sur les escaliers non pourvus de rampes est une nécessité. Quant aux travaux réalisés sur les toitures, ceux-ci obéissent à un ensemble de dispositions.

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