Aliénation d’une partie commune en copropriété

Les parties communes peuvent parfois faire l’objet d’un transfert de propriété, c'est ce qu'on appelle l'aliénation d'une partie commune en copropriété. Les conditions d'aliénation (ou vente), varient qu'elles soient volontaires ou obligatoires. Explications à suivre dans cet article.

L'aliénation volontaire d'une partie commune de copropriété

Le syndicat de copropriété est habilité à céder une partie commune de l'immeuble, si la cession (la vente) ne trouble pas la destination de l'immeuble.

En général l'aliénation volontaire d'une partie commune concerne :

  • des terrains en surplus,
  • des locaux communs sans utilité réelle pour la copropriété,
  • la loge de l'ancien gardien (poste alors supprimé),
  • les parties communes destinées à être fusionnées aux parties privatives d'un lot.

Deux conditions doivent être respectées :
1. la décision d'aliénation doit être justifiée et conforme aux intérêts collectifs.
2. la cession à titre gratuit est impossible, le syndicat doit ici obtenir une compensation financière.

L'aliénation obligatoire d'une partie commune de copropriété

L'aliénation d'une partie commune peut également être le résultat d'obligations légales ou réglementaires, comme par exemple :

  • la création d'une cour commune
  • la mise en place d'autres servitudes (servitude de passage)
  • la cession d'un droit de mitoyenneté*
  • la cession de terrains ou de locaux communs, à la suite d'une procédure d'expropriation d'utilité publique.

Dans ces circonstances, la copropriété n'a pas d'autre choix que d'accepter l'aliénation de la partie commune concernée. Le syndicat décidera uniquement des conditions de réalisation de ces opérations.

*Droit de propriété immobilière où deux personnes sont propriétaires d’un même bien de type mur ou clôture.

Décrivez votre projet et recevez des devis gratuits Votre devis Syndic de copropriété

Aliénation d'une partie commune, les conditions de vote de l'AG

1. Si la vente d'une partie commune ne porte pas atteinte à la destination de l'immeuble, la décision d'aliénation par l'assemblée générale, est votée à la majorité des membres du syndicat (au minimum deux tiers des voix des copropriétaires). Dans ces circonstances, on évalue au cas par cas l'impact de l'opération sur la destination de l'immeuble.

À noter : généralement, les parties communes sont considérées comme "inutiles", si leur aliénation n'a aucun impact sur les conditions de confort dont bénéficient les copropriétaires.

2. À l'inverse, lorsque l'aliénation porte atteinte à la destination de l'immeuble, un vote à l'unanimité est nécessaire.

Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Mail Commentaire

Aliénation d’une partie commune en copropriété Les avis et commentaires
  • Bonjour,

    Cet article me fait me questionner.
    Dans ma copropriété, le propriétaire majoritaire souhaite ajouter un passage entre mon immeuble et l'immeuble qui le jouxte à travers la création d'une porte pallière jusqu'alors inexistante.
    Le dit propriétaire souhaite utiliser cette porte comme accès pour son activité professionnelle.
    D'après ce que je lis, cela ressemble à une servitude de passage, même si le couloir n'appartiendrait pas au propriétaire.
    Est-ce que je me trompe ?
    Si c'est bien le cas, ce devrait être voté à l'unanimité ?
    Si quelqu'un peu m'éclairer merci d'avance,

    Questionnement - Le 17/06/19 à 14h01

Voir tous les commentaires ALIÉNATION D’UNE PARTIE COMMUNE EN COPROPRIÉTÉ
Annuaire des professionnels de France
nord pas de calais picardie champagne ardenne lorraine alsace franche comte bourgogne ile de france haute normandie basse normandie bretagne pays de la loire poitou charente centre aquitaine limousin auvergne rhone alpes provence alpes cote d azur corse languedoc roussillon midi pyrenees

Dossiers

Galeries photos

produits